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Une norme génétique en 2028 ? Nous sommes tous concernés

Nous sommes tous imparfaits. Notre génome compte entre 2000 et 4000 maladies génétiques qui restent en sommeil ou pas… Qui nous aurait laissé naître si l’on avait pu lire notre génome avant notre naissance ?

En 2021 le Parlement Français a débattu de la sélection des embryons en éprouvette en fonction de leur caractéristique génétique et chromosomique. Il s’est demandé s’il étendrait le diagnostic préimplantatoire pour rechercher, en plus de la maladie génétique héréditaire des parents, les anomalies chromosomiques, dites aneuploïdies, des embryons en éprouvette. On parle du DPI-A. Le législateur s’était fermement opposé à cette pratique qu’il a qualifié de « tri épouvantable » et de « dérive eugénique ».

Cinq ans plus tard, certains saisissent l’occasion de la révision de la loi bioéthique de 2028, pour pousser une nouvelle fois l’idée de légaliser la technique du DPI-A. Le risque d’établir une norme génétique pour empêcher la naissance d’enfants non-conformes est réel.

 

Trier les bébés en éprouvette c’est considérer que certains méritent de vivre et d’autre non. C’est considérer que certains sont des « imparfaits ».

Nous sommes parents d’enfants considérés comme « imparfaits ». Nous nous sommes regroupés dans le collectif « Tous imparfaits » dès 2020 pour dire qu’avant d’être atteint d’une trisomie, d’un syndrome rare, ou d’une maladie génétique, Gaspard, Claire, Syméon, Côme, Philomène, Timothée, Emmanuel, Gabriel, Paola, Brune, Gaspard, Domitille, Vianney, Arthur, Thaïs, Mayeul, Louis, Cyprien, sont nos enfants. Ils ne se réduisent pas à leur génome.

Nous refusons cet eugénisme effectué par les nouvelles techniques. Nous refusons l’eugénisme 2.0. Pour nos enfants, pour notre société, nous alertons l’opinion publique et nos parlementaires pour qu’ils maintiennent l’interdit du DPI-A.